BULLETIN n°05 du 24 juillet 2013

Soirée Musiques de Films au Conservatoire

conservatoire.jpgOù ceux qui ont eu la chance d’y assister se sont certainement  rendu compte combien la musique de film ne consiste pas simplement à colorier de sons des images mais plutôt à les soutenir pour apporter au spectateur une tonalité, une ambiance, un rythme et surtout lui réveiller les sens  pour  le plonger dans l’univers d’une histoire afin qu’elle ne se déroule plus sous ses yeux mais qu’il entre en elle, sans même qu’il  s’en aperçoive.

Pénétrer l’homme de notes, de voix, de percussions  pour, au plus profond de lui, réveiller ce qu’il a de plus enfoui, tapie là  et qui n’attend que le moment de l’envahir, l’émotion.  Voilà un beau métier, compositeur de musiques de film, chatouilleur de sens, agitateur de fibres sensibles, révélateur d’émoi. Des métiers que maîtrisent avec talent Laurent Petitgirard , qui a diriger pour l’occasion l’Orchestre de Nice et Bruno Coulais, compositeur, plusieurs fois récompensé par un César.  Nous avons pu entendre les bruissements, glissements et chuchotements effrayant du monde vivant infiniment petit de  « Microcosmos ». Nous sommes passés par « Les villes invisibles » où, des rumeurs de la cité, le bruit se mue en  mélodie. Le quotidien des bruits de la ville que nous n’entendons plus devient alors symphonie pour violon et orchestre portée par la virtuosité du soliste Laurent Korcia, d’ où s’élève de manière hachurée, subite , surprenante, éphémère, passante,  l’image d’une ville grouillante, habitée de syncopés bruyantes, de brouhaha et de claquements de portière, de mouvements d’engins gigantesques, d’insectes perdus où l’espace verdoyant d’un parc traversé d’un rire d’enfant  contraste avec les vents stridents de vertigineux grattes ciel.

Des sons. Des images. Que chacun s’approprie au grè de ses propres histoires, de son propre vécu, de sa culture, de ses voyages passés.  Nous  avons  comme ça entendu et vu à la fois, sans cinéma,  les musiques de plusieurs films, « Le Marathon », « Ecrire contre l’oubli » ou « Dom Juan », pour lesquels, un temps, notre mémoire tente de retrouver quelques séquences et en vain se laisse emporter par les sons et les voix de la mezzo-soprano , Marie Kobayashi,  ou celles, profondément… « déchirantes » des six corses du chœur A Filetta qui a conclu par un pur moment de plaisir, où les voix transcendent l’imaginaire et vous emportent aux delà de vous même.  « Himalaya »,  quelle plus belle illustration de puissance et de grandeur où tous les sons se sacralisent pour vous envahir de vibrations, de bruissements et de frissons, où vos larmes s’ écoulent lentement sur votre  joue, … où l’on a pas envie que ça s’arrête, … jusqu’au moment où le silence vous surprend suspendant dans l’espace votre émotion, surprise là, devant vous, et qui vous regarde.

 Merci Françoise

Tour du Monde des Clubs… pour de bonnes idées

 Depuis 2002, le Rotary Club Moscou International organise un prestigieux concours de musique, devenu international en 2004. Ce concours est destiné aux enfants de 8 à 12 ans et il est soutenu par de grands musiciens et personnalités de la musique russes.

Pour participer, les enfants doivent être parrainés par un Club Rotary et doivent envoyer un enregistrement, d’une trentaine de minutes, de leur interprétation de morceaux choisis dans une liste imposée. Ils doivent jouer du piano, du violon, du violoncelle ou d’un instrument à vent.

Les quinze meilleurs sont  ensuite invités à Moscou  pour les demi-finales, et les finales qui se déroulent en public au conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Le premier prix est de 3.000$.

La 11éme édition a eu lieu en mars 2013. Il y a eu deux premiers prix ex-aequo : une jeune fille de Singapour âgée de 9 ans et jouant de la flûte et une russe de 11 ans au piano. http://rcmc-moscow.ru/category/competition-2013/

Depuis les débuts du concours plus de 600 enfants de 34 pays ont participés.    Donc si vous connaissez un petit prodige …


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