Bulletin N° 1 du 1 juillet 2015

PASSATION DE COLLIER
50 ANS DU CLUB

UNE MAGNIFIQUE SOIREE AU MUSEE FERNAND LEGER

1 juillet 2015

C ’est dans le cadre original du Musée Fernand Léger que nous nous sommes retrouvés pour, à la fois, célébrer les 50 ans de notre Club et assister à la passation de Collier entre Laure Carladous et Georges-Eric Martinaux.

Cette soirée de gala a aussi été l’occasion de la remise de six PHF, à Laurence Arnoux, Gilles Reynier, Françoise Busuttil, Jean-Michel Renucci, Martine Leroy et jacques Schmeltz, et de l’admission de deux nouveaux membres, Marguerite Constant et Jean-Marc Bernat, que le Club est très heureux d’accueillir.
Et puis, l’admission de Babette Kester en tant que membre d’honneur a évidemment été un grand moment d’émotion.

Nous avons partagé notre envie de faire du Rotary !

Discours de Laure Carladous - Président 2014/15

PassationEt voilà le moment où on se rend vraiment compte que la roue tourne : le collier va passer au suivant pour qu’une nouvelle rotation démarre.
Outre le fait qu’il est difficile à une femme de rendre le plus beau collier (ou tout au moins le plus lourd) qu’elle aura jamais, je vous avoue que je suis plus émue aujourd’hui que le jour où ce collier m’a été remis. Je ne vous mentirais pas en vous disant que tout fut facile : ce fut une année de travail, mais surtout une année d’intense plaisir. Ma devise était « Partageons notre envie de faire du Rotary ». Et grâce à vous tous, j’ai la vanité de penser que nous l’avons fait.
L’année fut riche avec la continuité des actions initiées précédemment, mais aussi avec quelques novations comme nos soirées à thème et le livret d’accueil. Je ne m’étendrai pas plus ici car Georges-Eric m’a promis quelques instants pour développer ces sujets à la remise des PHF.
Je vous avais dit mon attachement à l’ensemble du club et l’importance que revêtait, à mes yeux, la coexistence amicale entre les plus anciens et les plus jeunes. Comme dans les familles et les entreprises, nous avons tous un rôle à jouer et c’est le mélange qui apporte la richesse de coeur et la réussite. Notre club en est un exemple vivant et pour cela, je vous serai toujours reconnaissante.
J’avais aussi un « stress » supplémentaire (même si je n’aime pas ce mot), stress que doit éprouver en ce moment le Président de Nice Baie des Anges, c’est que j’ai présidé mon papa, et vous qui le connaissez, vous savez que ce n’est pas chose facile. Alors, papa, j’espère que tu auras été fière de moi comme je le suis de ta présence toujours régulière à nos réunions (tu piaffais seulement d’impatience les soirs de match) et de l’organisation de visites impossibles et inoubliables comme celle du Yacht Club de Monaco.
Georges-Eric, c’est ton tour, alors je te passe le collier en t’assurant de servir à tes côtés et en te disant : sois toi-même et amuse-toi.

 

HE HAD A DREAM …

Discours de Georges-Eric Martinaux - Président 2015/16

Regarder, découvrir, chercher, comprendre, rêver…

Rêver, oui rêver…je suis un rêveur, un doux rêveur, un rêveur né, un rêveur éveillé mais, conscient.

Conscient du monde qui l’entoure, de ses beautés, de sa grandeur et de son éternelle évolution.  Conscient de la folie de l’homme, de sa violence, de sa cruauté souvent, de son amour aussi, toujours.

Moi, j’ai la chance de pouvoir m’envoler, de me détacher de l’immédiateté, de prendre de la distance,  de prendre de la hauteur, de regarder ce monde de tout là-haut… Moi, j’ai la chance de pouvoir me détacher de tout, de moi-même surtout. Alors je me vois  évoluer là-dedans et constate combien nous sommes, je suis, tout petit, une poussière, une particule, un souffle…  infiniment petit, presque dérisoire, alors je rêve devant tant de beauté devant cette insouciance du devenir où homme et humilité ont les mêmes racines. On ne nait pas seul. On n’est pas seul. Chacun veut refaire le monde à sa dimension mais le monde se fout de Monsieur Chacun parce qu’il est Nous. Nous tous. Nous tous le forgeons, nous avons le monde que nous faisons…et moi je rêve. Je rêve toujours et m’envole encore plus haut. Je suis dans l’espace, dans les astres, dans l’immense universalité, la terre n’est plus qu’un point qui disparait le jour et scintille la nuit, moi je flotte dans les airs, je surfe sur les alizées, je m’endors parfois sur un nuage soyeux, je flotte, entre les météorites, et les planètes inconnues, c’est beau…  je passe devant la porte de l’Olympe, où peut-être est-ce celle du Paradis, je vogue en apesanteur, rien ne me pèse, rien ne m’attire, rien ne me touche si ce n’est que cette terre s’éloigne…et que je suis… seul. Seul. Ostensiblement seul. J’entends mon cœur battre, je sens le sang dans mes veines, je suis tranquille, calme, détendu, mais seul ! Alors me vient à l’esprit ce visage qui me regarde et me sourit, ce nouveau-né qui tète le sein de sa mère, ce jeune homme emporté par les flots, cette femme à la fenêtre, ces éclats de rires, ces cris de joie, ces cris de peur, je flotte dans l’immensité et je ne pense qu’à l’infiniment petit : l’Homme! Celui du quotidien que je ne connais pas, qui tue et qui rit,  ces hommes et ces femmes que j’ai croisés un jour, ceux qui ont marqués ma vie, chaque portrait des gens que j’aime défile alors devant moi en image accélérée, j’ai envie de les retenir et chaque visage si important, chaque histoire si importante, chaque geste si précieux, si unique, chaque création si ingénieuse, chaque acte incroyablement beau, je ne peux les retenir tout passe si vite, s’en va, défile, chaque membre de ma famille,  chaque amour, chaque ami… leur regard croise le mien, leur confiance, un à un, offerte, un sourire, une étincelle au fond des yeux, je suis dans l’immense et seule cette poussière qu’est l’Homme me vient à l’esprit et me remet dans la réalité. Georges-Eric ! Georges-Eric ! Réveille toi enfin! C’est à toi ! Quoi c’est à moi, ha ! Oui, vous êtes là !

Img 1362Ma vie c’est ça. En permanence une charmante et bousculante  alchimie entre rêve et réalité. Le rêve sans limite, libre, audacieux et la réalité, souvent brutale de l’être humain qui me remet sans cesse les pieds sur terre et qui permet de donner vie au rêve.

Voilà ce que sera ma présidence : Rêve et Réalité. Le rêve naïf de s’imaginer vivre dans un monde idéal et d’y porter sa contribution. Le rêve, qui permet toutes les audaces…d’innover, d’imaginer, de construire, de créer, de se dépasser jusqu’à la folie. Le rêve lié à l’antagoniste réalité du quotidien : l’être humain, la vie…. Donner de l’existence à nos rêves et les plonger dans la réalité humaine : écouter, soutenir, accompagner, donner, motiver, réfléchir, créer, bâtir, vivre…Voir les choses de tout là-haut, et les vivre dès à présent, ici.

Voilà ! vous savez tout de moi, je viens de vous livrer ce que je suis. Mon Moi le plus intime. Le plus terrible : le Rêve. Ma vie est faite de rêves qui se réalisent.  Rêvant en permanence et depuis tout petit, bien sûr j’ai été durant de nombreuses années à l’école, un cancre. Un sage cancre, bon en dessin et aussi en rédaction, mais comme avant, 5 fautes, même dans une rédaction, amenaient direct au zéro pointé ; bref ! Je n’étais bon qu’en dessin et en art plastique pendant longtemps. Puis, un matin d’adolescence, touché par la fée Réalité, je ne sais quel déclic s’est produit, une envie folle d’apprendre, de connaître, de comprendre, de savoir, une insatiable envie qui ne m’a plus jamais quittée. Aujourd’hui encore ma soif d’apprendre, dans des domaines variés, me joue des tours et m’oblige à m’investir à un point tel que le temps me manque ou que je manque au temps, ce qui devient grave. Ainsi, naturellement emporté par mes rêves, j’ai poursuivis des études dans les arts, puis dans l’audiovisuel et le cinéma, où j’ai assuré tous les métiers et touché à toutes les fonctions de la réalisation à la production de films. C’est après avoir participé à la création et géré une société d’audiovisuel à Nice, que  j’ai rejoint l’Union Patronale dans les années 90 pour m’occuper de la communication de l’UPIAM à l’époque où, en 94, le DG de l’époque, Bernard Mion, m’a confié le dossier Handy Job, un service a créer pour soutenir les entreprises dans leur recrutement de personnel handicapé et aider les personnes handicapées à retrouver une vie professionnelle. Portant ses fruits, ce service de l’UPIAM animé par 3 salariés à l’époque, s’est constitué en association en 97  et s’est étoffé pour compter 35 salariés aujourd’hui. Le rêve était de faire de cet organisme une référence incontournable en matière de handicap au travail, il accompagne  à ce jour, chaque année, environ un millier d’entreprises du département dans l’embauche ou le maintien à l’emploi de plus de 1200 personnes confrontées à un handicap, ça c’est la réalité. Entre temps, en parallèle, j’ai eu l’honneur et la chance de diriger en 2001 l’Union Patronale durant 5 ans aux côtés de Gérard-Louis Bosio et Christian Tordo, où nous avons créé les Entreprenariales et donné un nouvel élan à l’organisation patronale qui est devenue l’UPE06. J’assure quelques mandats, depuis 2008, je suis Conseiller Prud’homal à Nice en activité diverses, notamment,  et je préside aussi l’Association Française de la Qualité et de la Performance pour les Alpes-Maritimes.

Voilà pour ce qui est de ma vie professionnelle où j’ai eu la chance de pouvoir donner réalité à mes rêves les plus fous. 

Je suis très honoré de la confiance que vous me témoignez en me remettant aujourd’hui ce collier. Un collier qui chaque année depuis 50 ans se charge de la trace d’un homme ou d’une femme qui investit de la fonction de président a mis de sa foi, de sa passion, de son âme dans la conduite du Club. Il a donc un poids considérable, au propre comme au figuré, et contient tout le sens et les valeurs que tous les membres des Clubs qui le constituent ont voulu lui donner jusqu’à aujourd’hui. Je vous remercie de m’avoir estimé digne de le porter et sais gré à Laure de me le remettre dans un état parfait d’éclats et des richesses qu’il contient par le nombre et la qualité de ses membres, par les actions qu’il mène et toute l’amitié qui s’en exhale. Merci à vous, Merci Laure, je saurai en être digne.

Allons, au bout de nos rêves !

 

Bulletin passation

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