BULLETIN N°24 du 16 janvier 2013

«Tout ce que les hommes ont fait de beau et de bien ils l’ont construit avec leurs rêves »
Bernard MOITESSIER
Navigateur et écrivain Français

Dîner à l’Aston pour le lancement de la soirée « au Coeur du Lyrique ».

Une conférence avec deux intervenants, Max Artuso de l’Association Autisme Méditerranée et Gérard Renaudo, directeur l’Opéra de Nice, réunis par la commission Opéra afin de donner le coup d’envoi de notre soirée Lyrique qui se tiendra ce 23 mars 2013. Il convient, dès à présent, d’en faire la promotion pour réussir à vendre les 600 places et faire salle comble. Une vente qui, en plus de passer un moment magique avec Norah Amsellem, soprano de renommée internationale dont le sens artistique et l’intensité dramatique en font l’une des grandes artistes lyriques actuelles, et Antoine Palloc, qui accompagne au piano les plus grandes voix à travers le monde, permettra de financer un véhicule à l’attention de l’association Autisme Méditerranée. Juste avant de passer à table et après l’ouverture de séance par notre chère présidente et l’intervention protocolaire d’usage, c’est Jean-Michel Renucci qui a rappelé le contenu de la Soirée Lyrique et présenté Monsieur Max Artuso.

Max Artuso, Expert Comptable, Directeur du CGA de Saint-Raphaël, élu de la Ville de Cannes, est Président fondateur de l’Association Autisme Méditerranée. Il s’engage au quotidien pour défendre et promouvoir la qualité de vie, l’autonomie, l’éducation des personnes handicapées.

Après nous avoir projeté un film fort touchant qui nous a fait pénétrer dans le cadre familial difficile auquel sont tous les jours confrontés les proches d’enfant autiste, Max Artuso nous a fait part de l’engagement et le « sacrifice » que représente, pour les parents, la vie avec un enfant autiste. Il a soulevé le problème de l’adaptation de la société et de son évolution. Une société qui durant des siècles a pris le parti d’ignorer le handicap et qui, aujourd’hui, bien qu’ayant évolué, avec la mise en place de lois récentes, comme la loi handicap 2005, se trouve en grande difficulté d’en faire appliquer les principes. Une société qui a pris conscience seulement depuis une petite dizaine d’années qu’on peut mettre en place des choses et favoriser la qualité de vie et l’autonomie des personnes handicapées et de leur famille, mais qui n’a pas encore la réponse à tout, à tous les types de pathologie, à toutes les problématiques qu’une déficience pose et impose. Peu à peu les choses évoluent, mais il faut se battre contre les inerties et pousser, pousser, chaque jour. Le plus souvent se sont les parents d’enfants touchés par une maladie qui en suivant l’évolution de vie de leur enfant font bouger les choses : l’enfance, la scolarité, la vie professionnel, l’après…le vieillissement, etc, mais le handicap doit être l’affaire de tous et la société citoyenne doit contribuer à son intégration de manière naturelle. Oui, une éducation peut être donnée ; Oui, une scolarité peut être suivie ; Oui, la connaissance peut être accessible, au même titre que des locaux. Certes, cela nécessite des efforts d’adaptation, de réflexion, d’argent souvent, de volonté toujours. Des choses avancent, des actions sont menées, des établissements sont créés, comme le foyer d’accueil les Clémentines, mais rien n’est jamais gagné définitivement, … il faut poursuivre.

Max Artuso a conclu son intervention en remerciant, d’ores et déjà, les membres du Rotary Nice Riviera Côte d’Azur qui par l’action Opéra permettra d’investir dans un moyen de transport pour faciliter les déplacements et procurer aux familles de ces adultes autistes une once de soulagement.

L’intervention de Gérard Renaudo

A l’issue du repas, c’est Paul Noiray qui a pris la parole pour présenter Gérard Renaudo dont le parcours professionnel témoigne de son engagement pour la cité. Paul a profité du micro pour lui faire part tout haut, comme il sait si bien le faire, de son amitié sincère. Depuis sa prise de fonction en avril 2012 à la Direction de l’Opéra, Gérard Renaudo a pris cette nouvelle responsabilité professionnelle comme un challenge puisqu’il s’agit de mener financièrement cet établissement comme on gère une entreprise qui doit constamment veiller à son équilibre budgétaire. Un budget qui doit utiliser avec parcimonie les deniers du contribuable en renforçant ses produits par la commercialisation des spectacles que l’Opéra doit créer et exporter, avec talent et rentabilité. Se définissant comme un homme de chiffres qui connaît plus l’algèbre à l’arpège, il sait s’appuyer sur les compétences et le savoir-faire des différents directeurs artistiques qui l’entourent comme Philippe Auguin Directeur Musical de l’Orchestre Philharmonique, Eric Vu-An Directeur du Corps de Ballet et Giuglio Magnanini pour la Direction des Choeurs.

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